Lassitude, quand tu nous tiens…

Fidèle à elle-même, la Capitaine piétine sur place. Non pas que les idées et l’envie ne sont pas là, mais la motivation, elle, refuse encore et toujours de se pointer le bout du nez. La Capitaine commence à se demander ce qui ne tourne pas rond avec elle. La petite bête qu’est la motivation - je me l’imagine tel un hippopotame de maison (mais oui, z’avez vu la publicité il y a quelques années…), timide, mais forte - n’a pas l’air à se plaire chez moi. À moins que la lassitude et elle ne fassent pas bon ménage.

… car oui, la Capitaine est lasse.

Lasse de faire des choix qui, a priori, traceront son demain.

Lasse de toujours être la seule de son monde.

Lasse d’avoir à conjuger travail et mémoire.

Lasse de ne pas se sentir soutenue par les Dames.

Lasse de l’entre-deux.

Lasse de l’angoisse, du stress, de la fatigue, de la culpabilité et du sablier.

Lasse de porter le titre de Reine de la procrastination.

Un jour, la Capitaine, à l’instar de Marie-Piou, bouclera le tout. Pour l’instant, toutefois, elle envie cruellement ses gouvernementaux d’amis.

Bleh.

Égarements saisonnier

Ok, la Capitaine l’avoue. Le fichier mémoire n’a pas été ouvert depuis le… 5 mai! Ouch!

La pression et l’angoisse entourant le doc n’aident en rien.

Qu’a donc fait la Capitaine de ces doux mois - peu - ensoleillés?  Elle s’est prise pour une professionelle de recherche de l’ITI, une enseignante de français langue seconde et une étudiante “en vacances”, le tout, en restant près de son sujet de mémoire (c’est déjà ça de gagné, non?!?)!

Décisions de grande personne…

Comment sait-on qu’elle est “la” décision à prendre?

 Est-ce vraiment le bon chemin?

Le radar n’est d’aucune utilité à la Capitaine ces temps-ci. Tout est muet. Sauf l’angoisse.

La Capitaine refuse de devenir grande. Voilà.

Haut les mots!

La Capitaine n’y arrive pas. C’est moins fort qu’elle. Contre sa nature de “ça”. Elle en arrive parfois à se dire qu’il lui manque des bouts.

Le vide est vraiment déstabilisant. Elle ne l’aurait jamais cru si on le lui avait dit. Elle retourne donc dans sa tête. L’envie meurt à petit feu. Well, passons.

La Capitaine a visité une nouvelle planète. Elle ne sait pas vraiment comment y vivre, mais elle se dit qu’elle l’apprendra bien assez vite. Elle se sent un peu dépassée, car elle n’est pas de celle qui partage ses angoisses et ses petits changements. Elle les mâche ou fait de l’entre-ligne sur son blogue. De loin plus facile. Rien n’est jamais dit au complet. Un jour, la Capitaine apprendra peut-être. Pour l’instant, elle s’oublie en se remplissant les oreilles.

Le vide intense laisse place à beaucoup de mots. Mouvance en est un qui revient souvent. Les autres, je les tais. Non pas que je ne les assume pas, au contraire, mais ils sont beaucoup trop porteur de sens…

Tout ça pour dire, simplement, que la solitude lorsque l’on est bien entourée est quelque chose de bien étrange.

Rien n’est lu pour rien (ou presque)

« Qui n’a jamais cherché son identité n’a pas compris la solitude de celui qui doit tout faire pour exister. »(Réjean Ducharme)

Lundi “tim-burtonesque”

Il y a de ces journées…

où tout semble aller de travers;

où l’escalier ne fait que tourner sur lui-même;

où le gris et le noir prédominent;

où la seule chose un tant soit peu intéressante est de se rouler en boule dans un coin;

où les mots ne se rendent même pas;

où rien ne se comprend;

où tout mène nulle part;

où l’on ne se sent vraiment pas à sa place, même chez soi;

où le temps mène et décide de tout;

et où je n’ai qu’une seule envie : être demain! Bleh.

Comme les lettres dans le sablier…

Ce soir, les mots sont fades. Ou ce matin, c’est selon. Il est de ces heures qui marquent et définissent l’entre-deux, le hier et le demain. Alors je ne sais plus.

À vrai dire, oui, je sais. Les minutes coulent et je cherche mes mots. Oh, ils ne sont pas à moi, mais quand même. J’ai vraiment de la difficulté à me les approprier là, maintenant.

La Capitaine est déstabilisée.

L’abus pend encore à son cou… et il y restera.  

Mais pas seulement pour ça.

La Capitaine tourne autour du sujet et elle le sait. Difficile à avouer. Encore plus à assumer. Près d’une heure que la boîte de texte est ouverte. Et pour dire quoi finalement?

… que je remarque l’absence du Meuble!

Ridicule.

Tout doux

À faire d’ici la fin du mois qui m’a rendue si tant moi (la Capitaine se dit qu’en publiant, elle aura des comptes à rendre) :

1. Organiser un Souper de cervelles

Le dernier remonte à il y a trop longtemps. L’absence de La Gens, La Cynique, La Gaffeuse, Celle qui ne maîtrise rien, La Fille des Montagnes et Marc crée un vide qui ne cesse de s’agrandir depuis mai.

2. Terminer, une fois pour toute, la liste de termes du trop-longtemps-mis-de-côté projet de M.

Le pire dans cette histoire est que cette étape du travail ne prendra qu’une soirée ou deux, en compagnie de l’Homme et du Meuble. Shame on me.

3. Faire passer le document “projet” à un document “mémoire”

Modifier certains titres. Bouger quelques paragraphes. Préciser trois ou quatre points. Motivation, où es-tu????

4. Rédiger le chapître en lien avec le point 2

Pas très compliqué non plus. Expliquer la démarche. Justifier les choix. Faire de jolis tableaux explicatifs. 

5. Muter la nappe thaï en un document “projet”

En gros, mettre en phrases cohérentes ces gribouillis aigre-doux.

La Capitaine met le vaisseau en branle de ce pas afin de retrouver sa motivation le plus vite possible! Il ne reste que dix jours pour tout accomplir… BLEH!

…dixit Loco Locass

« Mêlé, mêlé, j’suis mêlé mêlé, ça cogne dans les neurones comme un pilum au sternum… »

Le sablier coule et je n’en sais toujours pas plus.

Le fichier ”mémoire” n’a pas été ouvert depuis belle lurette.  

Le dernier mois a été l’occasion pour la Capitaine de boire sa vie, et ce, plus d’une fois.

Un projet de doc a été ébauché sur une nappe d’un certain resto thaï la semaine dernière.

Les jours et les dates ne lui disent plus rien; le travail, les amis, les projets, tout se mélange à un rythme fou.

Les mots restent prisonniers de l’autocensure.

L’envie s’effrite au rythme des yeux.

L’incertitude s’apprivoise.

Les choix sont déchirants et mènent la Capitaine sur des chemins inconnus, mouvants, incertains.

Les regrets sont faits pour l’hiver!

Et si la Capitaine vous disait…

Que les mots sont mous, fluides, mouvants, comme les grains de sable d’un sablier…

Que le jaune sent le melon et le vert les fraises…

Que le vent goûte les nuages et les feuilles…

Que la loutre le lui avait dit, mais qu’elle ne l’a pas écoutée…

Que le foulard la protège, mais que l’inconscience n’est plus…

Que le corbeau avait raison et que les regrets sont transparents…

Qu’elle pense avoir appris à vivre sans les petites roues…

Vous lui diriez probablement qu’elle est folle, n’est-ce pas? Et bien, elle s’en balance, elle vous le dit quand même… et elle se croit. Au moins, son Napoléon - à un degré moindre, bien évidemment - ne lui criera pas qu’elle ne “s’est” pas.

Capitaine, au poste!!

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