Pensées pointillées
Indirectement rappelée à l’ordre par la Cynique, je me rends compte que je n’ai pas écrit depuis vingt jours très exactement. Et je n’ai même pas l’ombre d’une raison à donner. Un peu comme Bonh, je suis à court de mots. Les allergies (ou serait-ce un rhume/grippe?) m’empêchent de penser en rond, alors la ligne droite sera de mise ici. Rétro des vingts derniers jours donc.
1. Le souper de cervelles, voir ici et ici, m’a fait un bien fou. Parler avec ces Dames (et Marc) m’a remise à ma place. Place que je cherche de plus en plus en fait. La solitude maîtrisale me tue et l’éloignement enfonce le clou de la bipolarité obligée. De trop et pas assez partout. Bleh.
2. Aussitôt mon dossier remis au Comité de torture, toute ma belle motivation payée très chère s’est envolée. Je vous fait une confidence, ok? Je n’ai pas mémoirisé depuis trois semaines. Oh, certes, j’ai essayé, mais le néant résume ce à quoi je suis arrivée. La peur d’être retardée par ce foutu Comité me plonge dans un profond déni du travail à accomplir. Je pourrais profiter de ce temps afin de mettre un point final à ma liste de termes, mais non. Je la fuis. Re-bleh.
3. J’ai enfin signé un contrat. Du 12 mai au 22 août. Un 37.5 heures gouvernemental de recherche bien compté. Je remise donc mon angoisse au fond du vaisseau jusqu’à la mi-août. Yay!
4. L’autodrome est enfin ouvert. L’odeur de pneus brûlés retrouvée. Pour certains, ce sont les fleurs, le gazon, les oiseaux qui font cui-cui qui annoncent le printemps. Pas pour moi. Les show de boucane. Le 1/4 de mille (ok, 1/8 à St-Eustache, mais c’est moins loin que Napierville). Le sapin de Noël. Les filles aux jupes trop courtes que je regarde du coin de l’oeil en espérant de tout coeur qu’elles se plantent en bas de leurs échasses trop hautes. Mais par dessus tout, ce qui annonce le printemps dans mon vaisseau, est la sortie des muscle cars et, bien évidemment, les crises d’angoisse de l’Homme liées à la possibilité que son setup turbo ne soit pas prêt pour le Carfever.
5. Maison oblige, les dernières semaines ont également été peuplées de tâches ménagères en lien avec le terrain et la maison. Lavage des fenêtres (dire qu’une des raisons pour laquelle on l’a achetée est qu’il y en avait beaucoup… Laissez-moi vous dire qu’il y en a en tabar*** finalement!), aménagement du terrain (lire ici : “arrachage” des trop nombreuses plantes et fleurs) et… ouverture de la piscine. Oh! Je me permets (c’est mon blogue après tout) de faire une parenthèse ici. Je me suis découvert un côté fille, enfin. Moi qui, habituellement, déteste, non abhorre, magasiner, et bien, j’ai pris plaisir à aller chez Club Piscine acheter les très-chers-produits-oh-combien-nécessaires et les autres trucs-encore-plus-chers-et-oh-combien-pas-nécessaires. Si bien que l’Homme ne veut plus que j’y alle seule. Cette interdiction s’est même élargie aux centres de rénovation. Damn.
Finalement, ces vingt jours m’auront également permis de lire plusieurs romans (comme si j’avais le temps!) au soleil… et d’attraper un rhume afin de me punir de ma procrastination. L’option “allergies” est donc écartée hors de tout doute. À moins que ce ne soit la faute du crocodile qui affichait 72o C à la dernière lecture. Allez savoir… ![]()